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racontemoi
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Ce blog sert à montrer mes créations éditées en format de papier.
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
16.04.2008
Dernière mise à jour :
27.04.2008
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Mon stand à la Fête du livre de Garéoult

Posté le 17.04.2008 par racontemoi
Le 30 mars 2008, j'étais invitée à la Fête du village de Garéoult, dans l'arrière pays du Var. Une beau village, c'était une foire artisanale, avec tous les ingrédients du coin: broderies diverses, objets en bois d'olivier, plantes aromatiques, gâteaux parfumés à l'orange et les livres étaient dans une salle de fêtes sur la place même (on craignait le mauvais temps, alors, pour les livres on nous avait mis à l'abri, mais le soleil fut de la partie). J'ai fait des tas de rencontres, Pierre Bonde était l'invité vedette, lui, l'ami de vieille date de Jacques Martin et acteur actif du Petit Rapporteur, il a tout vendu! Moi, j'ai vendu 3 de mes bouquins, je sais ce n'est pas beaucoup, mais j'en ai échangé d'autres avec des amis écrivains régionaux et j'ai découvert "une perle" une petite qui écrit depuis l'âge de 9 ans! Maintenant elle a 16 et passe son bac cette année. Je compte la publier dans l'anthologie que je prépare, traduite en espagnol! La poésie est bien vivante et... les poètes sont éternels!

Le Train du sud (version française) Lu par l'auteure

Posté le 16.04.2008 par racontemoi
Chapitre UN (Extrait)


Le chemin vers l'école

Ils sautent entre les flaques d'eau, enfonçant leurs pieds dans la boue que les pluies torrentielles ont déposée comme une offrande léguée par l'hiver. Les enfants connaissent bien ce chemin qu'ils parcourent chaque jour. En été c'est un ruban poussiéreux, festonné de chaque côté par d'énormes fils barbelés recouverts de ronces. Le chemin du printemps ressemble beaucoup à celui de l'été mais dans les ronces volètent des papillons et des lézards véloces surgissant entre les pierres du sentier, courent se cacher. En automne, les peupliers que l'on aperçoit au-délà des buissons s'habillent de jaune et de rouge. Puis se dénudent avec une grâce aérienne. Les feuilles se détachent, papillons surpris qui glissent de branche en branche.


http://www.hojadepapel.com/Bulletin%20de%20commandeLeTrain.doc



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El Tren del Sur/Le Train du sud

Posté le 16.04.2008 par racontemoi
Capítulo UNO (Extracto) Lu par l'auteure.

El camino hacia la escuela

Van saltando por entre los charcos de agua, hundiendo sus pies en el barro que las lluvias torrenciales han depositado como una ofrenda legada por el invierno. Los niños ya están acostumbrados a aquel camino que recorren diariamente. En verano es un lazo polvoriento, enmarcado por dos enormes alambrados cubiertos de zarzamoras. En primavera, no deja de parecerse mucho al aspecto que tiene en verano, sólo que por entre las zarzamoras vuelan mariposas y se esconden lagartos que surgen repentinamente por entre las piedras del sendero. En otoño, los álamos que se divisan más allá de los matorrales se visten de amarillo y de rojo. Luego se desvisten con gracia alada, las hojas se desprenden como si fueran mariposas aturdidas que resbalaran por las ramas.
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El Hijo del Arco Iris (partie espagnole) Lu par l'auteure

Posté le 16.04.2008 par racontemoi
Capítulo 1

El Entierro del Gran Cacique

El eco ronco del cultrún1 había resonado toda la noche y desde todos los rincones del bosque la muchedumbre llegaba aportando su ofrenda para honrar el Gran Viaje final del Gran Cacique. Traían consigo el sabor de las bayas del maquis que continuarían a endulzar su largo sueño; el arco de flexible y resistente madera que le ayudaría a seguir cazando; el collar de llancas2 con el que lograría pagar su pasaje en el lomo de las ballenas, aquellos guardias eternos del fondo de los mares. Para el viejo Cacique que había sabido guiar con sabiduría y destreza la vida de los habitantes del bosque, nada podía resultar imposible; todo lo que se le pudiera ofrecer para aliviar su largo viaje era imprescindible. Se marchaba llevándose un pedazo de sus propias vidas, una franja florida del cielo y un soplo del perfume de las flores.
Se agruparon alrededor del fuego esperando que el primer rayo de sol iluminara el lugar adonde la ley divina mandaba que se le depositase : puede que fuera la gruta en la cual el puma guardaba sus tesoros acumulados en los largos anocheceres de caza ? o acaso el nido del águila que moraba en los altos picos de la montaña? o tal vez la hondura ignorada de un lago? Esperando a que el sol apuntara sus rayos en el lugar donde el Gran Cacique reposaría por la eternidad, todos agrupados alrededor del anciano que dormía para siempre, cantaban sus hazañas, contaban su sabiduría y los más jóvenes ambicionaban con igualarlo. El canto del tambor retumbó hasta las primeras luces del alba y sólo calló cuando depositaron al Gran Cacique sobre un fragante lecho de hojas muertas.



1 Tambor mapuche
2 Medallones de cobre con los que se entierra a los difuntos

Extracto, leído por la autora, de la edición bilingüe, publicada en Arcoiris Editions. París.
Depósito legal del Primer Trimestre del año 2008.
ISBN 2-9524871-6-2
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Le Fils de l'Arc-en-Ciel/El Hijo del Arcoiris

Posté le 16.04.2008 par racontemoi
"Le Fils de l'Arc-en-Ciel" (Raconté par Atao)


Toute la nuit le son du tambour avait résonné dans la forêt. De tous les villages éparpillés arrivaient de gens apportant leur offrande pour honorer le départ du vieux Cacique. Ils amenaient avec eux les baies du maquis, l'arc fait avec le bois flexible et résistant de l'osier et puis le collier des rondelles de cuivre. Les baies continueraient de régaler le vieil homme pendant son sommeil, l'arc l'aiderait à continuer la chasse aux bêtes sauvages, et le collier des rondelles lui servirait à payer son passage sur le dos des baleines.
Pour le vieux Cacique qui avait guidé avec sagesse tous les habitants de la forêt, rien n'était trop beau.
Ils étaient tous rassemblés autour du grand feu, attendant que le premier rayon de soleil vienne illuminer l'endroit où il devrait reposer à jamais. Les gens s'étaient rassemblés autour du vieil homme chantant ses exploits, racontaient sa sagesse et les plus jeunes rêvaient de lui ressembler. Le chant du tambour retentit jusqu'aux premières lueurs de l'aube et il ne se tut que lorsque le vieux fut déposé sur un lit des feuilles mortes.

Guallipén n'arrivait pas à s'endormir, depuis que le grand Cacique avait fermé les yeux, l'enfant avait peur de fermer les siens et de ne plus pouvoir les rouvrir. Alors, la vieille Mama Chila l'avait serré contre son coeur, lui avait caressé les oreilles et lui avait raconté l'histoire de l'insecte "Le Fils de l'Arc-en-Ciel". C'était un insecte extraordinaire, vêtu des rayons multicolores, il était aussi intrépide que le vent, il était léger comme les nuages, il sentait le cannelier. Mama Chila avait raconté... raconté... Guallipén avait écouté jusqu'à la fin, puis, petit à petit, sortant des flammes du foyer, surgirent les ailes phosphorescentes, la tête minuscule et les antennes, les pattes dorées et légères et Mama racontait et l'insecte Fils de l'Arc-en-Ciel vint se poser sur l'épaule de Guallipén et il s'endormit avec lui...
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